Théâtre
Je vais faire bref dans cette introduction, ce n'est pas forcément la méga grande joie en ce moment, j'ai l'impression que l'atmosphère roubaisienne a pompé toute mon inspiration et mon envie de bloguer. M'enfin quand faut y aller faut y aller, c'est en pratiquant que l'on progresse. Brouf.
Cela faisait un bout de temps que je ne vous avais pas présenté de spectacle, grandes vacances et surtout déménagement obligent. Ben ouais, il m'est désormais impossible de me rendre à Paris en semaine. Au mois de mai dernier, donc ça remonte boudiou, j'avais été invitée à découvrir en avant-première le spectacle Timéo au Casino de Paris, et de rencontrer les artistes. Malheureusement j'étais chez ma grand-mère dans la région lyonnaise à cette période. Cependant, durant les vacances de la Toussaint, j'ai pu aller voir ce spectacle, avec ma maman en plus puisque j'avais deux places. Nous étions hyper bien placées, j'avais l'impression d'être une VIP avec mes billets au nom de "Sapin" (je précise que ce n'est pas mon nom de famille et que par conséquent cela exclu tout risque de lien de parenté avec un certain ministre dégarni).
Il s'agit d'une circomédie musicale, un truc hybride entre une comédie musicale donc et du cirque. Proportionnellement, je pencherai pour 66% comédie musicale et 34% cirque. Je ne sais pas vraiment en fait, puisqu'il y a beaucoup de chansons (normal), que l'histoire se déroule dans un cirque et que par conséquent, il y a des numéros de cirque. Mais je reviendrai sur ce point plus tard. Bref Timéo, ça parle de quoi ?
Timéo est un lycéen rêvant de devenir artiste de cirque. Seul bémol, il est paraplégique, ce que rend la tâche beaucoup plus ardue qu'elle ne l'ai déjà (et ses parents ne sont pas d'accord aussi hein bien évidemment). De plus il se fait un peu emmerder à l'école par des branquignoles en roller et skate (spoil à la fin ils deviennent gentils) à cause de son fauteuil, ce qui n'aide pas. Par chance, le cirque Diabolo s'installe en ville pour plusieurs semaines. En outre, Mélody Swann, l'idole de Timéo se produit dans le cirque. Il décide donc de s'incruster dans les répétitions okalm. Commence alors une chouette aventure pour Timéo, ponctuée de rencontres avec des circassiens tous plus originaux les uns que les autres et d'une pointe de mystère... Du coup qu'est-ce qu'on en pense de tout ça ?
[Avant toute chose je me permets de faire un aparté. J'affectionne particulièrement les spectacles de cirque, un peu artistiques (style cirque du soleil). J'en ai vu beaucoup, c'est un univers qui me fascine. J'ai donc une expérience de ce point de vu là si je puis-dire.]
[Avant toute chose je me permets de faire un aparté. J'affectionne particulièrement les spectacles de cirque, un peu artistiques (style cirque du soleil). J'en ai vu beaucoup, c'est un univers qui me fascine. J'ai donc une expérience de ce point de vu là si je puis-dire.]
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre comme type de spectacle, j'avais un peu oublié ce que j'allais voir pour être honnête. J'avais seulement retenu "cirque", je pensais donc voir vraiment du cirque. Vous l'aurez compris, vous pouvez répondre par la négative. Au début j'ai donc eu peur. Mais vraiment. Cette comédie musicale (puisque c'est ce dont il s'agit) reprend tous les codes du cirque dits classique : le chapiteau, Monsieur Loyal, les clowns, le magicien, etc... de même que les costumes parfois un peu kitschouilles. Mais au final, ce n'est pas tant de mauvais goût que cela. Pendant chaque chanson (ou presque) se déroule un numéro de cirque. Ne vous attendez pas par contre à des prouesses techniques incroyables. Je ne veux pas dire par là que les artistes n'ont aucun mérite, mais mis à part quelques exceptions (genre le contorsionniste masculin), il ne s'agit pas de "vrais" circassiens, mais de chanteurs ou de danseurs. Puis va chanter en faisant des trucs physiques complexes aussi... Je ne veux pas paraître négative, ce n'est pas mon but. Je veux juste dire qu'il ne faut pas vous attendre à un spectacle de cirque, mais bien à une comédie musicale, autour l'univers du cirque.
Outre la thématique circassienne, une grande part du spectacle est centrée sur la tolérance et l'acceptation du handicap. C'est vraiment le sujet majeur de l'histoire en fait finalement. Il y a vraiment un point qui m'a marqué dans cette comédie musicale : l'écriture. Les dialogues fourmillent de blagues et de jeux de mots, tellement d'ailleurs que j'ai du en louper pas mal. Et vous savez, j'aime bien lorsque l'on titille et l'on s'amuse avec la langue française. Et tant que l'on est en vrac, cela m'a fait rire que Mikelangelo Loconte fasse partie de la troupe, puisqu'il était l'interprète principal de "Mozart l'Opéra Rock", comédie musicale dont j'étais fan dans ma jeunesse. Enfin au collège. Et oui je connais encore les chansons par coeur si vous vous posez la question. Bref.
En somme ce spectacle, c'est un peu comme les films d'animations pour enfants. Il y a une double lecture. Une lecture primaire pour les enfants, et une plus subtile de part les dialogues pour les adultes. Alors si vous cherchez un spectacle coolos à aller mater avec vos marmots/cousin-e-s/neveux ou nièces/ au moment de Noël (et si vous voulez mater des beaux-gosses aussi, désolée c'était inapproprié), et bien rendez-vous au Casino de Paris pour voir Timéo !
Sur ce je vous laisse, je me lève aux aurores demain afin de me rendre au Pays Des Gaufres et Cie une fois !
Outre la thématique circassienne, une grande part du spectacle est centrée sur la tolérance et l'acceptation du handicap. C'est vraiment le sujet majeur de l'histoire en fait finalement. Il y a vraiment un point qui m'a marqué dans cette comédie musicale : l'écriture. Les dialogues fourmillent de blagues et de jeux de mots, tellement d'ailleurs que j'ai du en louper pas mal. Et vous savez, j'aime bien lorsque l'on titille et l'on s'amuse avec la langue française. Et tant que l'on est en vrac, cela m'a fait rire que Mikelangelo Loconte fasse partie de la troupe, puisqu'il était l'interprète principal de "Mozart l'Opéra Rock", comédie musicale dont j'étais fan dans ma jeunesse. Enfin au collège. Et oui je connais encore les chansons par coeur si vous vous posez la question. Bref.
En somme ce spectacle, c'est un peu comme les films d'animations pour enfants. Il y a une double lecture. Une lecture primaire pour les enfants, et une plus subtile de part les dialogues pour les adultes. Alors si vous cherchez un spectacle coolos à aller mater avec vos marmots/cousin-e-s/neveux ou nièces/ au moment de Noël (et si vous voulez mater des beaux-gosses aussi, désolée c'était inapproprié), et bien rendez-vous au Casino de Paris pour voir Timéo !
Sur ce je vous laisse, je me lève aux aurores demain afin de me rendre au Pays Des Gaufres et Cie une fois !
La bisette ❤︎
"I hate being me !"
Hey !
Bon alors avant d'entrer dans le vif du sujet de l'article, voici quelques nouvelles dans le feuilleton "Inès et les études" (c'est un peu comme Hélène et les garçons mais sans beaux gosses et avec des coupes de cheveux acceptables). Je n'ai pas été acceptée à Olivier De Serres (mon école d'amdam), du coup la Seine a débordé à nouveau (pour la version dramatique rendez-vous dans l'article en dessous publié hier soir sur un coup de caboche). Je vous passe les détails de mes choix, mais à la rentrée j'intègre l'ESAAT pour un BTS en design textile ! Je pars donc à MaroillesLand pour minimum deux ans ! Et au final ça me santiag botte pas mal. Si vous êtes dans les environs de Lille ben n'hésitez pas à me prévenir et à me passer des bons plans, je suis preneuse !
Sur ces réjouissances, je m'en vais vous présenter la nouvelle comédie musicale se déroulant en ce moment au théâtre du Châtelet : Wonder.Land. J'ai encore eu la chance d'être invitée à la répétition générale, je ne le répèterai jamais assez, encore merci ! Cette fois-ci, je me suis pointée au théâtre sans tâche graisseuse sur mon futal ni tote bag terreux rempli de PQ du McDo (pour connaître cette sombre histoire venez ici). Mais j'ai encore une petite (et promis très courte) anecdote à vous raconter avant de commencer réellement ma chronique.
[Je faisais la queue comme tout le monde, quand soudain je tourne la tête et j'aperçois "Cut by Fred", aka le dieu vivant des veuchs, à trois mètres de mon humble personne. Je syncope, j'hyperventile, j'enlève mon couvre-chef, je secoue ma toison soyeuse et luisante à la bouclette rebondie (j'ai eu de la chance capillairement parlant ce jour là). Et puis c'est tout. Il a du me prendre pour une énorme harceleuse vu le nombre de coups d'oeil point discrets du tout que je jetais. Pour l'anecdote dans l'anecdote, il m'avait coiffée (et même cousu les veuchs) il y a deux ans et demi lors d'un workshop avec Make My Lemonade, du coup je me demandais si il allait reconnaître ma crinière. Bon faut croire que non. En même temps il doit voir tellement de moumoutes. Brouf j'ai fini. Court et efficace.]
Vous connaissez probablement tous l'histoire d'Alice aux pays des merveilles, cette petite fille tombant dans un terrier de lapin et atterrissant dans un monde étrange et merveilleux duquel elle va ressortir grandi. Ici le roman de Carroll est transposé à notre époque, Alice étant Aly, une collégienne mal dans sa peau et le pays des merveilles un jeu en ligne dans lequel elle s'est créée un avatar (nommé Alice du coup). Ce conte a été tant de fois repris, notamment à la télévision et au cinéma, que l'on pourrait avoir peur. Une énième version d'Alice vous dites-vous peut-être. Oui mais avec les chansons de Damon Albarn, aka le leader du Blur et de Gorillaz, aka le mec lourdax qui fait des musiques que je chéris. Donc cela s'annonçait plutôt bien. Alors du coup Wonder.land, c'est lourdax ou pas ?
Commençons par le gros point fort : la mise en scène. Elle est dingue, très moderne et "technologique", avec des projections numériques en guise de fond. Du coup c'était vachement chouette et dynamique. Les costumes étaient complètement fous, à la fois enfantins et très étranges (vous pouvez le voir sur les photographies). L'esthétique de la pièce d'un point de vue général est très pop voire psychédélique. Un peu à la Candy Crush. Et tout cela est parfaitement cohérent avec l'histoire qui nous est contée. La mise en scène des passages se déroulant dans le jeu vidéo est plus déjantée et colorée, et celle des scènes dans la "vraie" vie est beaucoup plus sobre. De cette façon on ne se perd pas entre le réél et l'imaginaire. Globalement le spectacle est vivant, on ne s'ennuie pas une seconde, et croyez-moi, cela est PRIMORDIAL.
Mais la question principale demeure : l'oeuvre de ce cher Lewis a-t-elle été massacrée (ok j'abuse) ?
Personnellement j'ai trouvé l'adaptation bien réussie et pas déjà-vu. L'idée du jeu vidéo pour rendre la pièce moderne est super astucieuse. Il y avait donc pas mal de références aux réseaux sociaux, à coups de "hashtag" et de "lol". D'ailleurs le monsieur assis à côté de moi (il devait avoir 50-60 ans) m'a demandé ce que signifiait "MDR" puisque, je cite "je suis jeune et branchée". Du chat du Cheshire à la dame de coeur (qui est ici la directrice de l'école), en passant par le chapelier fou qui est ici le père d'Alice et mes chouchous, Tweedledee et Tweedledum (parce qu'ils sont trop niais et un peu cons), tous les personnages sont représentés. On devine assez facilement qui est qui, sans que cela ne soit dit clairement. Aucun comédien n'arrive avec une flèche lumineuse sur le front avec le nom de son personnage écrit dessus (enfin vous voyez ce que je veux dire). Quoi que cela pourrait être un parti pris de mise en scène. Brouf je divague.
Néanmoins je voudrais souligner quelques bémols. La pièce aborde des thématiques classiques comme le passage de l'enfance à l'âge adulte, l'acceptation et la découverte de qui l'on est vraiment, etc... mais également des sujets très actuels. Le problème du harcèlement scolaire est évoqué, ce qui est plutôt une bonne chose en soi. Sauf qu'à la fin il se résout tout seul parce que Alice est devenue populaire et presque une "héroïne des réseaux sociaux". Je suis bien d'accord que l'on parle ici d'une comédie musicale et non pas d'un film qui va être vu par des millions de personnes. Il n'empêche que le traitement du sujet de cette façon m'a un peu dérangée. Après coup, j'ai également tiqué sur la caricature faite des jeunes, toujours scotchés à leur téléphone. Cependant je dois bien admettre que toute l'intrigue tourne autour de cela donc je me mords un peu la queue.
Mais franchement je cherche la petite bête car cette version 2.0 voire 3.0 d'Alice est très cool et qu'en plus j'ai eu une des chansons dans la tête pendant quatre jours non stop (celle que l'on entend dans cette vidéo) !
Sur ce je vous laisse, j'ai un nouvel appart à trouver.
photos : Marie-Noëlle Robert - Brinkhoff & Mögenburg
Mais la question principale demeure : l'oeuvre de ce cher Lewis a-t-elle été massacrée (ok j'abuse) ?
Personnellement j'ai trouvé l'adaptation bien réussie et pas déjà-vu. L'idée du jeu vidéo pour rendre la pièce moderne est super astucieuse. Il y avait donc pas mal de références aux réseaux sociaux, à coups de "hashtag" et de "lol". D'ailleurs le monsieur assis à côté de moi (il devait avoir 50-60 ans) m'a demandé ce que signifiait "MDR" puisque, je cite "je suis jeune et branchée". Du chat du Cheshire à la dame de coeur (qui est ici la directrice de l'école), en passant par le chapelier fou qui est ici le père d'Alice et mes chouchous, Tweedledee et Tweedledum (parce qu'ils sont trop niais et un peu cons), tous les personnages sont représentés. On devine assez facilement qui est qui, sans que cela ne soit dit clairement. Aucun comédien n'arrive avec une flèche lumineuse sur le front avec le nom de son personnage écrit dessus (enfin vous voyez ce que je veux dire). Quoi que cela pourrait être un parti pris de mise en scène. Brouf je divague.
Néanmoins je voudrais souligner quelques bémols. La pièce aborde des thématiques classiques comme le passage de l'enfance à l'âge adulte, l'acceptation et la découverte de qui l'on est vraiment, etc... mais également des sujets très actuels. Le problème du harcèlement scolaire est évoqué, ce qui est plutôt une bonne chose en soi. Sauf qu'à la fin il se résout tout seul parce que Alice est devenue populaire et presque une "héroïne des réseaux sociaux". Je suis bien d'accord que l'on parle ici d'une comédie musicale et non pas d'un film qui va être vu par des millions de personnes. Il n'empêche que le traitement du sujet de cette façon m'a un peu dérangée. Après coup, j'ai également tiqué sur la caricature faite des jeunes, toujours scotchés à leur téléphone. Cependant je dois bien admettre que toute l'intrigue tourne autour de cela donc je me mords un peu la queue.
Mais franchement je cherche la petite bête car cette version 2.0 voire 3.0 d'Alice est très cool et qu'en plus j'ai eu une des chansons dans la tête pendant quatre jours non stop (celle que l'on entend dans cette vidéo) !
Sur ce je vous laisse, j'ai un nouvel appart à trouver.
#labisette ❤︎
photos : Marie-Noëlle Robert - Brinkhoff & Mögenburg
Théâtre du Châtelet
du 7 au 16 juin 2016
"Antoine occupait toute l'énergie de Catherine et sûrement encore maintenant , elle aussi brûlait."
Heyyyyyy mes sapinettes !
Vous avez remarqué que depuis quelques temps je me suis mise à vous présenter des "spectacles". J'ai la chance d'avoir été contactée à plusieurs reprises maintenant pour assister en temps qu'invitée à diverses pièces. C'est donc la moindre des choses de vous en parler. En outre, cela me permet d'élargir mon champ culturel et les sujets de ce blog. Même si je ne connais pas grand chose à ce sujet. Mais tant mieux, j'apprends en pratiquant. Brouf. Tout ça pour vous dire qu'aujourd'hui je vais vous parler d'une pièce de théâtre contemporaine se jouant actuellement au théâtre du marais : "Derrière les montagnes".
Holà mes sapinos !
Il n'y a pas si longtemps que cela je m'étais rendue au théâtre du Châtelet pour assister à la répétition générale de "Passion". Je vous en avais parlé ici. Et bien il s'avère qu'il y a deux semaines j'ai eu la chance d'être réinvitée pour découvrir leur nouvelle création intitulée "Carmen La Cubana" (ben ouais c'est écrit dans le titre). Si vous errez à Paris en ce moment, vous n'avez pas pu passer à côté des immenses affiches qui recouvrent à peu près chaque centimètre carré des murs du métro. Et bien je peux vous dire que l'omniprésence des affiches est justifiée car cette pièce est VACHEMENT bien.
Pour ne rien vous cacher, c'est un peu la course en ce moment, entre APB, les dossiers à envoyer, les rendus à terminer, et les entretiens à préparer, je suis une petite boule de stress. Je vais tenter de ne pas terminer l'année sous Prozac (ok j'abuse). J'ai plein d'articles en stock, mais absolument pas le temps de les préparer. D'où mon absence ces derniers jours.
Je ne lâche pas le blog pour autant. Ce petit blog qui m'offre tant d'opportunités, dont une dont je vais vous parler de suite ! Vous l'avez peut-être vu sur les réseaux sociaux, dans le cas où vous me suivez, lundi soir je me suis rendue au théâtre, du Châtelet plus précisément. J'ai eu la chance d'avoir été invitée (des fois je ne comprends pas ce qu'il m'arrive) à la répétition générale de "Passion", un "musical" inspiré du roman "Fosca" d’Iginio Ugo Tarchetti (dont j'ignorais totalement l'existence).
J'aime bien les comédies musicales, j'en ai déjà vues quelques unes dans ma jeunesse, du coup j'étais toute jouasse.
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