Expo

Expo #21 : Ben, Tout est art ?


"L'art me fait rire"

Ben Vautier

Yo mes épicéas !

Tout d'abord je tiens à vous remercier pour vos commentaires et vos réactions en ce qui concerne le dernier article. Cela me tenait à coeur et vous me donnez vraiment envie de continuer dans cette voie. Brouf. 
En ce petit dimanche, je vous retrouve avec un nouvel article expo. Comme vous avez plus le voir dans le titre, il s'agit de l'exposition "Tout est art ? Ben au musée Maillol". Le musée Maillol est un petit musée situé dans le 7ème arrondissement (métro rue du Bac), récemment rénové, qui accueille en ce moment la rétrospective consacrée à l'artiste Ben. Mais justement, qui c'est ce fameux Ben ?


Benjamin Vautier, aka Ben Vautier, aka Ben est un artiste multifonctions, qui, tel ce cher Renaud, est toujours vivant. Il est né en Italie en 1935, mais est français d'origine suisse. Pendant son enfance, il voyage avec ses parents à droite à gauche à travers l'Europe (la guerre oblige) pour finalement s'installer à Nice à partir de 1949 - ville qui deviendra son fief. Il appartient tour à tour au Nouveau Réalisme, puis au mouvement Fluxus. Son oeuvre très hétéroclite mêle ready-made (comme un successeur de Duchamp), lettrages à l'acrylique, accumulations et même performances. Il aborde des thématiques diverses telles que l'appropriation, l'égo ou encore les signes. Artiste impertinent, ironique voire provocateur, Ben évolue dans cette période charnière pour le monde de l'art, le passage de l'art moderne à l'art contemporain (pour l'anecdote, notons qu'il a quand même appelé ses enfants Éva Cunégonde et François Malabar).  
Si vous désirez plus d'infos, vous pouvez vous rendre sur son site Internet - dont le design donnerait envie à un webdesigner de s'arracher tous les veuchs de la caboche jusqu'au dernier - très drôle.

Alors je sais ce que vous pensez peut-être. Vous avez vu la première photo en tête de l'article. Vous reconnaissez cette écriture arrondie, un peu naïve, très reconnaissable. Vous avez peut-être même une trousse, un agenda, un stylo, un rouleau de PQ ou que sais-je avec cette écriture dessus. Tout du moins vous tombez forcément sur cette fameuse écriture blanche sur fond noir lorsque vous allez acheter votre décopatch chez Cultura. J'étais moi-même un peu réticente au début. Mais je vous promets que cette exposition vaut le coup et apporte un nouveau regard beaucoup plus objectif sur l'oeuvre de Ben. Je m'en vais aussitôt vous expliquer pourquoi.


Si vous avez lu la petite biographie ci-dessus, vous aurez peut-être compris que Ben ne s'est pas contenté de ses célèbres lettrages, mais qu'il a exploré bien d'autres choses. L'exposition s'étale sur deux étages, et s'avère être à l'image de l'oeuvre de l'artiste : riche, très dense et hétéroclite. Les oeuvres sont  par ordre chronologique et par thématiques (les deux étant liés). Une salle entière est consacrée à ses appropriations, qui ne sont pas sans faire écho aux ready-made de Didier Deschamps Marcel Duchamp. Ben part du principe que tout peut-être art, à partir du moment où ceci est revendiqué comme tel. C'est donc tout naturellement qu'il décide de mettre de l'eau sale, son urine ou encore du vomis (bon pour le vomis on voit juste des photo de l'artiste en train de dégobiller) dans des bocaux et de les déclarer comme oeuvre d'art. Je n'ose même pas imaginer l'odeur qui doit se dégager du pot si on l'ouvre. Bref. 
Partant de ce principe, il décide également de réaliser moult performances sur la Promenade des Anglais. Il effectue des actions simples, basiques, quotidiennes, parfois un peu farfelues quand même (il décide de manger au milieu de la route - donc avec des voitures qui roulent - sur une table avec une nappe et des couverts comme au restaurant, tout est nomal) et les déclare en tant que performances artistiques. Le tout est présenté dans un vidéo commentée par Ben lui-même, le tout étant proprement hilarant. D'ailleurs un monsieur a commencé à rire, puis cela s'est propagé et tout le monde (dont moi) se tapait une barre devant la vidéo, c'était sympathique.
Désolée, je me suis un peu éternisée sur les appropriations, mais j'ai adoré cette salle. Brif, le rez-de-chaussée accueille les oeuvres les plus contemporaines de l'artiste, le tout dans un joyeux bordel : peintures, accumulations, assemblages plastiques ou encore pseudo marionnettes. J'ai adoré "L'art du pauvre", grand assemblage de copies discount d'oeuvres célèbres (le "faux Man Ray" est un fer à repasser, et "l'op art du pauvre" une coupelle métallisée miroitante). Ben s'interroge également sur notre société actuelle, le monde d'aujourd'hui et le temps qui passe.

Que l'on aime ou non le travail de Ben, cette expo nous pousse à réfléchir, à nous poser des questions en ce qui concerne le statut de l'art et la légitimité de certaines oeuvres. Au final, Ben a une approche relativement philosophique, tout en étant ironique et faisant fi des conventions ! 





▲ La richesse : comme je l'ai dit plus haut, l'exposition est très dense et diversifiée, il y a énormément de choses différentes
▲Les explications : chaque oeuvre a une légende, les différentes démarches et thématiques de Ben sont expliquées à chaque fois. Même si les principes peuvent paraître bizarres, on adhère ou non, mais on comprend ce qu'il a voulu faire.



Pas grand chose, peut être le prix (étant étudiante moins de 26 ans je n'ai payé que 5 euros, mais la place coûte 12 euros en tarif plein). Je pense également qu'il faut essayer d'y aller hors des heures d'affluence sous peine d'éventuelle bousculade.

En somme si vous avez deux heures à perdre je vous conseille vivement d'aller voir cette exposition très instructive, drôle et pas prise de tête pour un sou !




J'espère que cet article vous aura plu et donné envie de faire un tour au Musée Maillol. Si vous êtes déjà allez jeter une mirette là-bas, donnez-moi votre avis !
Sur ce je vous laisse, j'ai l'ensemble des noms du vestiaire japonais à emmagasiner dans ma cervelle pour demain.

La bisette épineuse ❤︎




"Tout est art ? Ben au musée Maillol"
du 14 septembre 2016 ou 15 janvier 2017
Musée Maillol
59-61 Rue de Grenelle, 75007 Paris


Expo #20 : Magritte


“Rien n'est confus, sauf l'esprit.”

René Magritte


Salutos mes sapinietos,

Hum, bon j'avoue, je suis encore pas mal absente sur la blogo. J'ai profité des vacances pour faires du stock d'articles, j'ai donc normalement de quoi tenir jusqu'aux prochaines vacances (que j'attends avec plus qu'impatience). Vous verrez également que j'ai craqué mon slip sur les GIFs, je teste de nouveaux trucs qui me prennent encore plus de temps, (pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer je vous le demande, j'aurais du faire l'ENA en fait). Je suis dans une phase de transition, ou plutôt d'amélioration. Vous m'en direz des nouvelles.

Bien que je ne sois plus à Paris, j'essaie d'y retourner de temps à autre, pour revoir les coupaings bien entendu, mais également pour faire quelques expos. On a beau dire, Lille c'est bien y'a de l'animation tout ça, mais niveau musées la capitale domine (et de toutes façons je ne serai jamais objective en parlant de Paname, ville de mon palpitant). Pendant les vacances, je suis donc allée faire quelques expos avec ma madre, comme au bon vieux temps. Nous nous sommes notamment rendues à Beaubourg pour voir l'exposition consacrée au peintre René Magritte. Et heu comment dire... Pour une fois je ressors franchement mitigée d'une exposition. 










On y trouve quoi ? Uniquement des tableaux du peintre (et une sculpture dans la dernière salle), le tout dans une scénographie extrêmement sobre (murs blancs, tableaux, point.). Je peux comprendre ce parti pris, puisque le but est de mettre les tableaux en valeur, le cœur de l'exposition. On passe simplement de salle en salle, chaque pièce étant consacrée à un thème relativement flou selon moi. 

Je connais très peu l'oeuvre de Magritte, je sais juste qu'il a beaucoup travaillé autour du langage et de l'illusion des images (d'ailleurs le titre de l'exposition est "La trahison des images"). Ajoutons à cela le fait que ce n'était pas ma première exposition de la journée et que j'étais vraiment fatiguée : je n'ai RIEN compris. Enfin pas grand chose, car il y a très très peu d'explications, qui ne sont pas franchement claires. Ouais, je n'ai rien bité à ce que j'ai vu. Et apparemment je ne suis pas la seule, puisque j'ai pu entendre : 

"Les voix du seigneur sont impénétrables, et celles de Magritte aussi" 
- deux mamies

"En fait dans cette expo y'a rien qui est possible" 
- des gamins 

Je sais bien qu'en art, le but n'est pas de tout comprendre, que la peinture de Magritte est poétique, tout ça. Mais pour ma part je suis restée complètement hermétique (c'est fort probable que cela soit en partie du aux facteurs externes cités plus haut, mais n'empêche). 






 L'espace : les salles sont aérées et les tableaux assez grands pour être correctement vus, ce qui est un bon point compte tenu de l'affluence.

Et heu, c'est tout.




L'attente : Nous avions pris les billets sur Internet mais il a quand même fallu attendre près d'une heure et demi avant d'entrer dans l'exposition...

La typographie : Je ne sais pas ce qui est passé par la tête du ou de la scénographe, mais la typographie choisie pour introduire chaque salle était tout bonnement illisible, chose relativement gênante (déjà qu'on ne comprenait pas des masses).

Le manque d'explications : J'ai déjà parlé de ce problème plus haut, mais je pense que prendre un audio guide est préférable, voire, le top du top, choisir une visite guidée avec une vraie personne spécialisée qui vous explique les trucs en vulgarisant (et à laquelle on peut poser des questions). Mais si vous voulez y aller sans payer plus que le prix de la place (déjà élevé), je vous conseille de vous renseigner avant, en matant par exemple cette vidéo qui explique l'allégorie de la caverne de Platon (théorie autour de laquelle Magritte a travaillé), en lisant Les Mots et les Choses de Foucault (Michel pas Jean-Pierre), ouvrage très important pour le peintre, ou tout simplement en étudiant un peu Magritte avant. 


En somme je suis relativement mitigée sur cette exposition. Beaucoup d'attente pour un truc pas très exceptionnel, à moins d'être un expert sur la vie et l'œuvre de notre ami René. Et aussi il n'y avait pas le tableau du le Monsieur chapeauté avec une pomme devant le faciès (choquée et déçue). Les articles de journaux sont dithyrambiques, mais moi pas. 


Si vous êtes allé(e)s voir cette exposition, n'hésitez pas à me donner votre avis ! C'est rare que je sois vraiment critique, car en général je suis plutôt satisfaite, m'enfin là... J
J'espère néanmoins que cet article vous aura plu. Sur ce je vous laisse, je m'en vais ingurgiter ma soupe puis découper des carrés.


La bisette ❤︎


Magritte, la trahison des images
du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017
Centre Pompidou (Beaubourg)
Place Georges-Pompidou, 75004 Paris

Bilan culturel #2 : Mai-Juin 2016



Holà mes épicéas,

Ouiiiiiii, je sais que j'étais censée faire ce bilan en vidéo, mais pour tout vous dire j'ai filmé le bordel et je racontais n'importe quoi. Et en plus j'avais une tête de fion avec mes sourcils qui paraissaient orange à la caméra (g pa compri). Bref, ce n'était pas une réussite du tout du tout. De ce fait, je vais vous parler de tout ce que j'ai à vous dire à l'écrit (oui cette introduction est très rapide hop hop hop).





Ayant vu beaucoup de films en mai et en juin, j'ai fait une sélection des oeuvres dont j'avais le plus de choses à dire. 

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Café Society de Woody Allen 

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Résumé AlloCiné : New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d'étouffer ! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l'engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux. Malheureusement, la belle n'est pas libre et il doit se contenter de son amitié.  Jusqu'au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l'horizon s'éclaire pour Bobby et l'amour semble à portée de main…


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Si il y a bien un réalisateur dont j’ai vu pas mal de films, c’est Woody Allen. Dans mon dernier et unique bilan, je vous avais parlé de Midnight In Paris, et je crois bien qu’il s’agit de mon Woody Allen préféré. Début mai je suis donc allée voir Café Society. Bon l’histoire n’est pas transcendante, le film non plus. Néanmoins la scénographie est très belle et ce dès le début du film. Dès le premier plan à vrai dire. On peut voir une villa californienne au coucher de soleil, avec un mélange entre le ciel orangé de début de soirée, le grand aplat blanc et graphique du bâtiment et le turquoise de la piscine. Un gros travail sur la lumière est fait en général. Différentes ambiances lumineuses sont créées selon les lieux (la lumière est plus chaude à LA et plus froide à NY par exemple). Mention spécial pour le costume de Kristen Stewart au début du film avec le combo jupe-culotte, sandales à petit talon et chaussettes. En somme ce film n’a pas changé ma vie ni particulièrement touchée mais il était esthétiquement très inspirant. 

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Julieta de Pedro Almodovar 

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Résumé AlloCiné : Julieta s’apprête à quitter Madrid définitivement lorsqu’une rencontre fortuite avec Bea, l’amie d’enfance de sa fille Antía la pousse à changer ses projets. Bea lui apprend qu’elle a croisé Antía une semaine plus tôt. Julieta se met alors à nourrir l’espoir de retrouvailles avec sa fille qu’elle n’a pas vu depuis des années. Elle décide de lui écrire tout ce qu’elle a gardé secret depuis toujours.


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Un des seuls films de Almodovar que j’ai vu est « La Mauvaise Éducation ». Grosso Merdo ça parle de prêtres pédophiles et je l’ai vu quand j’avais une douzaine voire dizaine d’années, autant vous dire que j’ai été un peu perturbée. Bref. Là encore on a affaire à un film esthétiquement magnifique. Dans chaque scène (ou presque) on retrouve une touche de rouge. Tout un passage du film se déroule dans un train, dont le rouge carmin des sièges tranche avec le bleu canard de la tenue de Julieta. C'est beau putain. Et dans tous le film on retrouve cette recherche colorimétrique hyper pointue. Deux actrices interprètent Julieta, Adriana Ugarte lorsqu'elle est jeune et Emma Suárez lorsque le personnage vieilli. Almodovar effectue la transition de façon très simple mais avec brio, dans une  scène hyper poétique. Mais "Julieta" est avant tout un film sur les femmes. Un magnifique drame sur les femmes. Pour conclure : ce film est absolument à voir !


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The Neon Demon de Nicolas Winding Refn

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Résumé AlloCiné : Une jeune fille débarque à Los Angeles. Son rêve est de devenir mannequin. Son ascension fulgurante et sa pureté suscitent jalousies et convoitises. Certaines filles s’inclinent devant elle, d'autres sont prêtes à tout pour lui voler sa beauté.

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De ce réalisateur j'ai uniquement vu "Drive", et autant vous dire que je n'avais pas accroché du tout. Après je l'ai vu assez jeune et j'ai été vraiment gênée par la violence très crue du film. Bref, j'étais vraiment intriguée par "The Neon Demon", la bande annonce me donnant vachement envie. Ce film est extrêmement spécial. Il s'agit de toute une métaphore autour de la beauté et des apparences, et cela se ressent même dans la façon de filmer. En effet, pas mal de plans sont focalisés sur des miroirs, dans lequel le reflet du personnage apparaît. Je vais être honnête, j'ai du comprendre un dixième du film uniquement, tellement il y a de symboliques et de références dont je n'ai pas connaissance. Ou tout du moins qui ne m'ont pas frappée au premier visionnage. Là encore une très grande part est réservée à la scénographie, mais en même temps on parle d'un film sur la beauté les gars. Un film sur la beauté qui reste néanmoins 100% girl power, puisque les personnages principaux sont toutes des femmes, qui ne sont pas là pour faire de la déco.
Chose à retenir de ce film : si vous êtes moches vous avez raté votre vie mais les autres auront moins envie de vous trucider. Film fortement déconseillé aux épileptiques et hématophobes (et émétophobes aussi). 

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Felix et Meira de Maxime Giroux

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Résumé AlloCiné : Tout oppose Félix et Meira. Lui mène une vie sans responsabilité ni attache. Son seul souci, dilapider l'héritage familial. Elle est une jeune femme juive hassidique, mariée et mère d’un enfant, s’ennuyant dans sa communauté. Rien ne les destinait à se rencontrer, encore moins à tomber amoureux.

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Ce film date de 2014, mais je l'ai vu au cinéma pour une raison trop longue à vous narrer ici (sachez juste que cela inclut ma grand-mère, le ciné-club et un apéro dînatoire avec le club du 3ème âge). Je n'étais pas du tout familière du milieu juif hassidique, qui est très très particulier. J'ai un peu de mal à parler de ce film en fait, il faut surtout le voir (je sais j'aide vachement). Très clairement si vous êtes fan des films d'actions où ça bouge de partout, vous n'allez probablement pas accrocher. Il ne se passe pas grand chose. La scène finale ferme le film sur une interrogation et bordel c'est frustrant. 

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J’ai tué ma mère de Xavier Dolan

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Résumé AlloCiné : Hubert Minel n'aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitsch et les miettes de pain qui se logent à la commissure de ses lèvres quand elle mange bruyamment. Au-delà de ces irritantes surfaces, il y a aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice. Confus par cette relation amour-haine qui l'obsède de plus en plus, Hubert vague dans les arcanes d'une adolescence à la fois marginale et typique -découvertes artistiques, expériences illicites, ouverture à l'amitié, sexe et ostracisme- rongé par la hargne qu'il éprouve à l'égard d'une femme qu'il aimait pourtant jadis.

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J'ai vu "Mommy" lorsqu'il est passé au cinéma. Il m'avait chamboulée, à un point inimaginable (et cette fois-ci je n'hyperbolise point du tout). "J'ai tué ma mère" peut être vu comme un préquel de "Mommy", un test, un brouillon (même si je n'aime pas ce mot qui a une connotation légèrement péjorative je trouve), un préliminaire, comme une toile de base en couture. Enfin vous voyez l'idée. On retrouve le côté atemporel des films de Dolan. Personnellement, j'ai beaucoup de mal à les situer dans le temps, avec leur esthétique un peu 90's. Les images sont comme passées sous un filtre sépia, pas très nettes, comme sorties d'un polaroïd. Outre la scénographie, on retrouve le même thème principal d'une relation mère-fils conflictuelle. Bref, j'ai bien aimé ce film, bien qu'il ne m'ai pas autant touchée que Mommy ! Mention spéciale pour une scène beaucoup trop cool où les deux ados se la jouent à la Jackson Pollock. 




Les chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin

Il s’agit d’une série de 6 bouquins écrits dans les années 80 par l’écrivain américain Armistead Maupin. Depuis 2007, Maupin a écrit trois nouveaux livres qui font office de suite. Mais chaque livre est centré sur un seul personnage, et globalement c'est beaucoup moins bien. Voir mauvais.

Vous voyez les films choral du genre "Love Actually", avec plein de personnages qui s'avèrent être tous indirectement reliés entre eux ? Et bien là c'est un peu le même genre mais en bouquin. L'intrigue se passe à San Francisco, pendant les années 70, puis les années 80. On suit la vie de plusieurs habitants de Barbary Lane, tous hébergés chez Anna Madrigal, logeuse excentrique portée sur la Marijuana. Parmi les locataires, on trouve  Mary-Ann petite secrétaire coincée fuyant sa ville natale, Michael, jeune homosexuel un peu paumé, Mona Ramsey encore plus paumée et Brian Hawkins, ancien avocat reconverti en Don Juan. Il va leur arriver moult péripéties, entre sectes, kidnapping et relations amoureuses complexes. 

Ces bouquins n'ont pas vieilli et je pense qu'ils ne vieilliront jamais. Ils sont tellement ancrés dans un espace-temps précis qu'ils seront toujours d'actualité si je puis dire. Les personnages sont très attachants (j'adoooore Michael), et surtout évoluent au cours des différents tomes (par exemple SPOIL Mary-Ann devient une vraie biatch SPOIL). Mais avant tout, je crois pouvoir dire qu'il s'agit d'une série de romans sur l'ouverture et la tolérance. En effet, un grand nombre de sexualités est représenté, on a même un personnage transexuel. San Francisco est une ville possédant une importante communauté homosexuelle, diverses thématiques liées à ce sujet sont donc développées dans les bouquins, notamment celle du sida (découverte dans les années 80, etc...). 

Ce sont des romans qui se lisent très facilement. J'ai tendance à me lasser lorsque je lis une série, mais ce n'est pas le cas ici. Je l'ai dévorée d'une traite, sans faire de pause entre les différents tomes. Pour finir, je vous conseille vachement ces bouquins pour cet été, même si l'été est terminé, je vous les conseille pour toutes les saisons en fait !





Monumenta au Grand Palais

En gros, ce sont des containers empilés les uns sur les autres, avec un squelette géant et un chapeau de Napoléon tellement grand que l'on peut voir à quel point ce cher général corse avait la grosse tête. L'emplacement de l'exposition est ce qui la rend "monumentale". En effet, elle se situait sous la Nef du Grand Palais, qui s'avère être une grande verrière. Je n'ai pas trouvé l'exposition exceptionnelle. C'était impressionnant et stylé pour faire des photos mais rien de plus selon moi. Après je n'ai pas pris d'audio-guide ou autre, donc on ne peut pas dire que j'ai fait d'immenses efforts pour m'intéresser au sens de l'installation de l'avoue.

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Seydoux Keita au Grand Palais

Seydoux Keita était un photographe bamakois (Mali). C'était en quelque sorte le photographe du village que tout le monde connaissait. Il avait un studio maison en plein air où il prenait les gens en photo. Il se contentait d'une seule prise. Et pourtant chaque photographie est parfaite, de la lumière à l'expression du modèle, en passant par le positionnement des mains, détail auquel le photographe fait particulièrement attention. Bref, c'est assez épatant lorsque l'on voit les conditions dans lesquelles les clichés ont été réalisés. Les photos ont majoritairement été prises dans les années 50-60, mais l'exposition comportait de nombreux tirages argentiques de très grande taille, datant de 98. Les photos (toutes en noir et blanc) avaient un grain et une définition d'une extrême précision. En somme c'était une très belle rétrospective, point trop longue mais assez riche. Même si l'exposition est terminée, n'hésitez pas à vous renseigner sur son travail, surtout si vous vous intéressez à la photographie !

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Albert Marquet au musée d’art moderne

Bien que j'aime beaucoup les impressionnistes, je ne suis pas très familière du travail d'Albert Marquet. Il n'empêche que c'est lui qui a peint un de mes tableaux préférés au monde, un nu intitulé "La Femme Blonde". À mon grand désarroi, ce tableau n'était point présent dans l'exposition. À vrai dire il n'y avait que très peu de nus (encore une fois à mon plus grand désarroi). Pourtant je trouve les nus de Marquet extrêmement beaux. Bref. Si vous désirez voir des paysages maritimes, c'est à cette exposition qu'il faut se rendre. Néanmoins je l'ai trouvé relativement courte, le tour est vite fait. Pour conclure, trop court, trop de paysages, pas assez de gens tous nus (non ce n'est pas la critique d'un porno).

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Le Douanier Rousseau, l'innoncence archaïque au musée d’Orsay 

Voilà une petite rétrospective sympathique sur ce cher Douanier, alias Henri Rousseau. J'ai appris que non, il n'avait pas peint uniquement des tableaux de jungle (bien qu'ils soient mes favoris) mais également de petits enfants flippants ou bien des natures mortes. Tout au long de l'exposition des parallèles sont faits entre les oeuvres de Rousseau et les réalisations d'autres artistes. Pour les différencier au premier coup de mirette, les légendes étaient de deux couleurs différentes, chose fort pratique. J'

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Anatomie d’une collection au Palais Galliera

J'avoue que je ne me souviens pas vraiment de ce qu'il y avait dans cette exposition (ben bravo, je sais). Grosso merdo, il y avait des fringues provenant de la collection du Palais Galliera. Ils étaient installés par ordre chronologique, des années 1800 à nos jours. Cette expo servait à présenter la la collection du musée.


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Les miniatures de Wes Anderson au musée de la miniature et du cinéma (Lyon)

Je suis une très grande fan des films de Wes Anderson. C'est l'un de mes réalisateurs préférés. Lorsque je me suis rendue à Lyon, je suis allée au musée du cinéma et de la miniature, et j'en ai profité pour voir cette expo temporaire. Ok, j'avoue, je suis allée dans ce musée exprès pour voir cette expo. En réalité il s'agissait seulement d'une salle dans laquelle étaient exposés les maquettes du "Grand Budapest Hotel" et de "Fantastic Mister Fox". Je n'ai pas grand chose à dire dessus à part que c'était cool de voir l'envers du décor. Mais en même temps un peu dommage de briser la magie du cinéma.



J'espère que ce bilan vous aura plu, enfin tout du moins intéressé. Si vous avez, vu/lu/visité les choses dont j'ai parlé ici, n'hésitez pas à me donner votre avis.
Sur ce je vous laisse, je m'en vais profiter de mon dernier jours dans la capitale catalane.


La bisette ❤︎



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