Culture

Au ciné j'ai maté #3 : Décembre 2016




Oyé oyé mes épicéas,

J'admets que je ne commence pas très bien l'année. Je suis toute désorganisée et mon bilan ciné sort encore tardivement. Mais cette fois-ci je m'engage vraiment à publier plus tôt le prochain pour enfin prendre un rythme convenable. Quoi qu'il en soit, en décembre j'ai vu des films tous très différents mais très chouettes. 















Synopsis AlloCiné : Dans son hôpital de Brest, une pneumologue découvre un lien direct entre des morts suspectes et la prise d'un médicament commercialisé depuis 30 ans, le Mediator. De l’isolement des débuts à l’explosion médiatique de l’affaire, l’histoire inspirée de la vie d’Irène Frachon est une bataille de David contre Goliath pour voir enfin triompher la vérité.

J'en pense quoi ? Je ne me souvenais pas vraiment de l'affaire du Médiator (j'avais 12 ans à l'époque et j'avais très clairement d'autres préoccupations comme réussir à manger avec mes bagues par exemple). J'avais donc peur de ne rien comprendre. Mais ce ne fut pas le cas puisque le film est très bien tourné. On rentre directement au coeur de l'affaire dont on comprend les tenants et les aboutissants tout au long du film (je veux dire par là qu'il n'y a pas de scène d'exposition chiante longue et point très originale qui nous explique ne détail le truc). Pour autant le film n'est pas tourné comme un documentaire mais plutôt à la manière d'un thriller. Même si l'on connaît la fin de l'histoire, on est tenu en haleine de bout en bout. La photographie du film n'est pas laissée de côté non plus. J'ai des souvenirs de cadrages très intéressants et inattendus.
En somme j'ai bien aimé ce film, qui montre à quel point les laboratoires pharmaceutiques sont sans scrupule mais avant tout qui expose sans fard le combat mené par Irène Frachon (qui est franchement une femme incroyable).

















Synopsis AlloCiné : Thomas et Thomas cumulent les difficultés. En effet, ils sont trentenaires, parisiens et comédiens... Un jour, ils décident de s'envoler pour Kullorsuaq, l'un des villages les plus reculés du Groenland où vit Nathan, le père de l'un d'eux. Au sein de la petite communauté inuit, ils découvriront les joies des traditions locales et éprouveront leur amitié.
Ce film est la suite d'Inupiluk, un court-métrage servant de prémisse, où les deux Thomas accueillent deux groenlandais à Paris (je ne l'ai pas vu).

J'en pense quoi ? Imaginez une version groenlandais de "Rendez-vous en terre inconnue" (et non pas en terrain connu lololol) sans Frédo Lopez et avec comme protagonistes deux trentenaires parisiens intermittents du spectacle dans la galère, clones de Sammy dans Scooby-Doo. En résulte un film vrai, touchant et drôle, dans des décors incroyables.
Parce que bordel c'est bien beau. Les plans sont géniaux ; on fait face à d'immenses étendues blanches calmes et paisibles, animées par les deux protagonistes aux doudounes colorées. Le film est à la fois drôle - cette scène improbable de remplissage difficile du formulaire pour les assedic - et poétique. Je n'ai pas grand chose d'autre à dire, mis à part que pour un film indépendant, la qualité est bien au dessus de ce à quoi l'on pourrait s'attendre. Et ça fait franchement plaisir.





  

Synopsis AlloCiné : Denis Patar est un père aimant mais débordé qui se débat seul avec l’éducation de ses filles, Janis 13 ans et Mercredi 9 ans, deux boulots et une bonne dose de système D. Un soir Denis oublie, une fois de trop, Mercredi à la sortie de l’école. Une enquêtrice sociale passe alors le quotidien de la famille Patar à la loupe et oblige Denis à un « stage de parentalité ». Désormais les Patar vont devoir rentrer dans le rang…

J'en pense quoi ? Cigarettes et Chocolat Chaud est un bon feel-good movie touchant ancré dans notre société actuelle. J'ai adoré Captain Fantastic (dont je vous en ai vanté les mérites ici) et je pense qu'ici on peut parler de Captain Fantastic à la française - enfin grosso merdo - puisque ce film tourne autour du combat d'un père pour ses enfants, dont l'éducation n'est pas jugée appropriée, mais également du deuil maternel. Les personnages sont attachants, on rit, on verse une larmichette aussi. J'adore la gamme colorée du film ainsi que certaines animations, qui permettent de faire esthétiquement le lien entre le monde des enfants et la dure réalité des adultes. Et s'il vous plaît, la famille est fan de David Bowie - les fillettes sont nommées en référence à des évènements de la vie du dieu chanteur et leur hamster s'appelle Ziggy - ce qui rend mon avis encore plus subjectif. 
















Synopsis AlloCiné : Voici l’histoire des Chandler, une famille de classe ouvrière, du Massachusetts. Après le décès soudain de son frère Joe, Lee est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick. Il se retrouve confronté à un passé tragique qui l’a séparé de sa femme Randi et de la communauté où il est né et a grandi.

J'en pense quoi ? Comme cela m'arrive parfois, je suis allée voir ce film d'après son affiche (c'est comme acheter un livre d'après sa couverture, très superficiel m'enfin) et en grande partie grâce aux critiques dithyrambiques inscrites dessus. Et tant mieux. J'avoue avoir somnolé au tout début du film, l'exposition traîne légèrement en longueur - mais disons que cela est plutôt du à mon état de fatigue à ce moment là. Parce que finalement, le film a beau durer plus de deux heures, on ne voit pas le temps passer. Le film est lancinant, comme le deuil du personnage principal.  Casey Affleck est très bon dans son rôle, à la fois détestable et empathique. Les flash-back ne nous perdent pas - chose qui peut parfois arriver - et même si l'on devine les évènements passés avant qu'ils ne nous soient dit clairement, l'émotion est là. J'ai le souvenir d'une scène entre Lee et son ex-femme Randi qui m'a tirée les larmes (je deviens de plus en plus sensible en matant des films c'est terricle). Celles et ceux qui ont vu le film comprendront je pense. 



    

Synopsis AlloCiné : Maureen, une jeune américaine à Paris, s’occupe de la garde-robe d’une célébrité. C’est un travail qu’elle n’aime pas mais elle n’a pas trouvé mieux pour payer son séjour et attendre que se manifeste l’esprit de Lewis, son frère jumeau récemment disparu. Elle se met alors à recevoir sur son portable d’étranges messages anonymes…

J'en pense quoi ? Je ne connais pas du tout le cinéma d'Assayas mais j'étais extrêmement intriguée par ce film. Il a fait polémique à Cannes mais a néanmoins reçu le prix de la mise en scène (ex-aequo avec le film "Baccalauréat" que je n'ai pas vu). Bref, c'est un film qui divise et fait parler, du coup j'étais vachement curieuse, sachant qu'en plus le film tourne autour de l'univers de la mode (pas tant que ça en fin de compte, mais un chouïa quand même). Je suis sortie de la salle en me disant "Meeh". Je ne sais pas trop quoi penser de ce film, c'est un espèce d'hybridation entre un thriller, un film fantastique sur fond de critique sociale. C'est un mix de plein de choses dans lequel j'ai eu du mal à m'y retrouver. Je ne suis pas pour le fait qu'un film doive appartenir à un seul genre et forcément s'inscrire dans une case. Sauf que là j'étais franchement perdue (notons aussi que je suis une chochotte, du coup les scènes "fantastiques" avec des esprits me font flipper). Peut-être que je n'ai pas assez d'expérience cinématographique pour comprendre et apprécier plus des films de cet acabit. Néanmoins, j'ai bien apprécié la prestation de Kristen Stewart. Par ailleurs si vous n'aimez pas cette actrice vous allez avoir beaucoup de mal, puisque sur deux heures de film, elle est constamment à l'écran, à quelques exceptions près.


Quand je fais le bilan, je me rends compte que les trois derniers films de la liste abordent tous la question du deuil de différentes manières, sans pour autant rendre cela complètement déprimant et larmoyant. 
Comme d'habitude, n'hésitez pas à me dire ce que vous avez vu récemment, si vous avez visionné les films dont je parle ou si vous avez des trucs à me conseiller !
Sur ce je vous laisse, j'ai des pancakes à finir de boulotter. 


La bisette ❤︎


Au ciné j'ai maté #2 : Novembre 2016




Hello mes sapins !

Ahlàlà, j'avais prévu de publier cet article un peu plus tôt, mais j'ai été sérieuse et j'ai bossé sur un projet à la place. Brouf. Plus je m'habitue à aller au cinéma, plus j'apprécie passer du temps dans ces salles sombres à voyager dans une autre réalité. Rien de tel pour se changer les idées, ressentir des émotions, trouver de l'inspiration. Par les temps qui courent, c'est un peu mon cocon. 
En novembre j'ai vu des films pas mal variés, du film d'auteur au blockbuster en passant par de la comédie française. J'aurais aimé visionner la palme d'or à Cannes, "Moi, Daniel Blake" - mais honnêtement, j'avais peur d'être encore plus déprimée que je ne l'étais déjà - ainsi que le film coréen "Mademoiselle" - qui dure près de 3h, donc j'ai eu la flemme. 


   

Synopsis AlloCiné : Le portrait d’un teckel et de tous ceux auxquels il apporte un bref instant de bonheur au cours de son voyage. 

J'en pense quoi ? Je n'avais pas vraiment entendu parler de ce film avant de voir moult fois la bande annonce (à chaque fois que j'allais au cinéma en fait), ce qui m'a pas mal donné envie d'y aller. L'ensemble était sympathique mais j'ai néanmoins été un peu déçue, peut-être parce que j'avais trop vu la bande annonce justement, et que de ce fait je m'étais déjà faite une image du film (et aussi parce que la bande annonce dévoile pas mal de "blagues)
On suit successivement la vie de quatre personnes distinctes, sans lien entre elles, mis à part ce fameux teckel ("winner dog" comme cela est répété maintes et maintes fois dans le film). On peut donc diviser le film en quatre parties, comme quatre nouvelles. On ne sait pas grand chose du passé des personnages, une fois que le XII en est parti on ne sait pas ce qu'il se passe après pour eux. On partage seulement un bout de leur vie. On sait de quelle façon le chien passe du personnage 1 au personnage 2, mais pas du 2 au 3, ni du 3 au 4. Et la chose qui m'a "gênée" justement, alors qu'en soit c'est juste un détail (je suis un peu psychorigide parfois, j'aime bien quand les choses sont cohérentes à chaque fois). Du coup j'ai un peu bugué pendant le restant du film. Outre son architecture particulière, ce film aborde le thème de la mort de diverses manières, dans chacune des histoires. Vous vous dites ouhloulou, y'a pas beaucoup de joyeusetés là dedans, mais détrompez-vous. D'ailleurs "la chronologie de la vie", puisque l'histoire s'ouvre avec un petit garçon et se termine avec une vieille dame.




Synopsis Allociné : Dublin, années 80. La pop, le rock, le métal, la new wave passent en boucle sur les lecteurs K7, vibrent dans les écouteurs des walkmans et le rendez-vous hebdomadaire devant  « Top of the Pops » est incontournable.
Conor, un lycéen dont les parents sont au bord du divorce, est obligé à contrecœur de rejoindre les bancs de l’école publique dont les règles d’éducation diffèrent de celles de l’école privée qu’il avait l’habitude de fréquenter.  Il se retrouve au milieu d’élèves turbulents qui le malmènent et de professeurs exigeants qui lui font rapidement comprendre qu'en tant que petit nouveau, il va devoir filer doux. Afin de s’échapper de cet univers violent, il n’a qu’un objectif : impressionner la plus jolie fille du quartier, la mystérieuse Raphina. Il décide alors de monter un groupe et de se lancer dans la musique, univers dans lequel il ne connait rien ni personne, à part les vinyles de sa chambre d’adolescent. Afin de la conquérir,  il lui propose de jouer dans son futur clip. 

J'en pense quoi ? J'attendais ce film avec impatience. Ok je l'ai attendu avec impatience uniquement 2 semaines avant sa sortie mais il n'empêche que quand on me vend le truc "ça se passe pendant les années 80 en Irlande avec un groupe de lycéens un peu victimes qui montent un groupe de rock", je suis obligée de m'enthousiasmer (et d'en parler absolument tout le temps à tout le monde). Mais bien évidemment, plus l'on attend un film, plus l'on risque d'être déçu.  Je ne fais pas durer le suspense plus longtemps j'ai adoré ce film, en sortant de la salle je n'avais qu'une envie : le revoir (j'écoute encore la BO en boucle pour vous dire). C'est un vrai feel-good movie, et je dis cela en sachant que lorsque je l'ai vu je n'étais absolument pas au top de ma forme (donc ça fonctionne). Plus que tout ce que j'ai cité auparavant, c'est le message d'espoir de ce film qui fait du bien. Croyez en vos rêves. Ça fonctionnera ou non, mais allez-y à fond. Ça peut paraître hyper niais dit comme cela mais c'est ce que j'en ai retenu.




   

Synopsis Allociné : Julien, trentenaire bonne pâte et modeste, créateur d’applications pour smartphone, est fou d’amour pour Eva, journaliste dans la presse professionnelle. Après avoir accepté la demande en mariage de Julien, Eva est obligée de le présenter à ses parents qui résident sur l’île de Ré. Au cours d’un week-end de folles péripéties, Julien va faire exploser sa future belle-famille qui ne tenait que par des mensonges et des faux-semblants...


J'en pense quoi ? Je suis assez partagée en ce qui concerne des comédies françaises (et américaines aussi d'ailleurs mais là n'est pas le sujet). Je peux en adorer comme en détester. Et bon là autant vous dire que j'ai autant accroché qu'un scratch plein de poils de pull. Mis à part le personnage principal et la belle sœur (jouée par Valérie Karsenti), qui m'ont plus fait pitié qu'autre chose à vrai dire, j'ai détesté tous les personnages, que j'ai trouvé odieux. Je sais bien que c'est le parti pris du film de caricaturer à ce point, tellement qu'au lieu d'avoir un comportement "drôle", cela en devenait méchant. J'étais énervée pendant tout le film, allez comprendre. C'est paradoxal du coup, parce que si j'ai tant pris cela à cœur, cela doit probablement signifier que je suis rentrée dans l'histoire. M'enfin, il n'empêche que je n'ai pas trouvé ce film transcendant du tout.



   

Synopsis Allociné : New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d'être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du "Moldu") déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable. 
Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d'un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. Il s'agit d'une violation manifeste du Code International du Secret Magique dont se saisit l'ancienne Auror Tina Goldstein pour récupérer son poste d'enquêtrice. Et la situation s'aggrave encore lorsque Percival Graves, énigmatique directeur de la Sécurité du MACUSA (Congrès Magique des États-Unis d'Amérique), se met à soupçonner Norbert… et Tina.  Norbert, Tina et sa sœur Queenie, accompagnés de leur nouvel ami Non-Maj’ Jacob, unissent leurs forces pour retrouver les créatures disséminées dans la nature avant qu'il ne leur arrive malheur. Mais nos quatre héros involontaires, dorénavant considérés comme fugitifs, doivent surmonter des obstacles bien plus importants qu’ils n’ont jamais imaginé. Car ils s'apprêtent à affronter des forces des ténèbres qui risquent bien de déclencher une guerre entre les Non-Maj’ et le monde des sorciers.

J'en pense quoi ? J'attendais ce film avec impatience. Je suis une grande fan de l'univers d'Harry Potter (j'avais même fait une semaine spéciale sur le blog), c'est mon mon cocon, c'est réconfortant, cela me rappelle mon enfance. J'avais envie d'aller voir un film doudou. Sauf qu'il ne s'agit pas d'un film doudou ni d'une redite de Harry Potter. Et dans un sens tant mieux. 
On replonge néanmoins sans problème dans le monde de la Magie. L'univers est bien respecté (cela est sans doute du au fait que David Yates - qui a réalisé une bonne partie des HP- est le réalisateur), dans une ambiance plus sombre, jusque dans la scénographie, qui n'est pas sans rappeler celle des derniers films. Adieu Patacitrouilles, carte du Maraudeur et cours de sortilèges, ici on est dans le monde des adultes, où les problèmes politiques et morts suspectes sont de mise. On n'est plus vraiment dans un film pour gosse. Le scénario est pas mal tourné, néanmoins sans grandes surprises. Je regrette un peu le côté "film de super-héros" vers lequel JK. Rowling (c'est elle la scénariste) a été tentée pour certaines scènes. Je n'ai pas été déçue, je ne suis pas sortie émerveillée, j'attends de voir la suite. À condition qu'il y ait Eddy Redmayne parce que j'aime beaucoup trop ses regards en dessous (et que j'adore ce personnage complètement passionné voir obsédé par son domaine).

















Synopsis Allociné : Casablanca 1942.  Au service du contre-espionnage allié, l’agent Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beauséjour lors d’une mission à haut risque. C’est le début d’une relation passionnée. Ils se marient et entament une nouvelle vie à Londres. Quelques mois plus tard, Max est informé par les services secrets britanniques que Marianne pourrait être une espionne allemande. Il a 72 heures pour découvrir la vérité sur celle qu’il aime.

J'en pense quoi ? Je suis allée voir ce film un peu par défaut. J'avais envie d'aller au ciné mais sans avoir idée de quoi aller voir. J'avais vu la publicité pour "Alliés" un peu partout, ma mère était allé le voir le matin même... Pour tout vous dire je pensais que ça serait un film d'action dans lequel Brad et Marion parcourraient le monde à la poursuite des nazis, pour finalement se pécho à la fin (je n'avais vu ni la bande annonce ni lu le synopsis). En fait ce n'était pas vraiment cela. Du coup j'ai été pas mal déçue, puisqu'il s'agit plus d'une histoire d'amour (un peu à l'eau de rose hein) sur fond de Seconde Guerre Mondiale et surtout d'espionnage. Qui croire ? Question assez bien représentative de cette période. Bref, ne faites pas comme moi, n'allez pas le voir en pensant qu'il s'agit d'un film d'action, mais juste pour voir Brad Pitt parler français, ce qui est assez marrant. À voir en VO impérativement.


J'espère que cet article vous aura plu ! N'hésitez pas à me dire ce que vous êtes aller voir au cinéma ! Je vais tenter de prendre un rythme correct, c'est à dire de publier cet article la première semaine de chaque mois, cela sera plus cohérent. 
Sur ce je vous laisse, j'ai des étiquettes cadeaux à bricoler.




La bisette ❤︎



Expo #21 : Ben, Tout est art ?


"L'art me fait rire"

Ben Vautier

Yo mes épicéas !

Tout d'abord je tiens à vous remercier pour vos commentaires et vos réactions en ce qui concerne le dernier article. Cela me tenait à coeur et vous me donnez vraiment envie de continuer dans cette voie. Brouf. 
En ce petit dimanche, je vous retrouve avec un nouvel article expo. Comme vous avez plus le voir dans le titre, il s'agit de l'exposition "Tout est art ? Ben au musée Maillol". Le musée Maillol est un petit musée situé dans le 7ème arrondissement (métro rue du Bac), récemment rénové, qui accueille en ce moment la rétrospective consacrée à l'artiste Ben. Mais justement, qui c'est ce fameux Ben ?


Benjamin Vautier, aka Ben Vautier, aka Ben est un artiste multifonctions, qui, tel ce cher Renaud, est toujours vivant. Il est né en Italie en 1935, mais est français d'origine suisse. Pendant son enfance, il voyage avec ses parents à droite à gauche à travers l'Europe (la guerre oblige) pour finalement s'installer à Nice à partir de 1949 - ville qui deviendra son fief. Il appartient tour à tour au Nouveau Réalisme, puis au mouvement Fluxus. Son oeuvre très hétéroclite mêle ready-made (comme un successeur de Duchamp), lettrages à l'acrylique, accumulations et même performances. Il aborde des thématiques diverses telles que l'appropriation, l'égo ou encore les signes. Artiste impertinent, ironique voire provocateur, Ben évolue dans cette période charnière pour le monde de l'art, le passage de l'art moderne à l'art contemporain (pour l'anecdote, notons qu'il a quand même appelé ses enfants Éva Cunégonde et François Malabar).  
Si vous désirez plus d'infos, vous pouvez vous rendre sur son site Internet - dont le design donnerait envie à un webdesigner de s'arracher tous les veuchs de la caboche jusqu'au dernier - très drôle.

Alors je sais ce que vous pensez peut-être. Vous avez vu la première photo en tête de l'article. Vous reconnaissez cette écriture arrondie, un peu naïve, très reconnaissable. Vous avez peut-être même une trousse, un agenda, un stylo, un rouleau de PQ ou que sais-je avec cette écriture dessus. Tout du moins vous tombez forcément sur cette fameuse écriture blanche sur fond noir lorsque vous allez acheter votre décopatch chez Cultura. J'étais moi-même un peu réticente au début. Mais je vous promets que cette exposition vaut le coup et apporte un nouveau regard beaucoup plus objectif sur l'oeuvre de Ben. Je m'en vais aussitôt vous expliquer pourquoi.


Si vous avez lu la petite biographie ci-dessus, vous aurez peut-être compris que Ben ne s'est pas contenté de ses célèbres lettrages, mais qu'il a exploré bien d'autres choses. L'exposition s'étale sur deux étages, et s'avère être à l'image de l'oeuvre de l'artiste : riche, très dense et hétéroclite. Les oeuvres sont  par ordre chronologique et par thématiques (les deux étant liés). Une salle entière est consacrée à ses appropriations, qui ne sont pas sans faire écho aux ready-made de Didier Deschamps Marcel Duchamp. Ben part du principe que tout peut-être art, à partir du moment où ceci est revendiqué comme tel. C'est donc tout naturellement qu'il décide de mettre de l'eau sale, son urine ou encore du vomis (bon pour le vomis on voit juste des photo de l'artiste en train de dégobiller) dans des bocaux et de les déclarer comme oeuvre d'art. Je n'ose même pas imaginer l'odeur qui doit se dégager du pot si on l'ouvre. Bref. 
Partant de ce principe, il décide également de réaliser moult performances sur la Promenade des Anglais. Il effectue des actions simples, basiques, quotidiennes, parfois un peu farfelues quand même (il décide de manger au milieu de la route - donc avec des voitures qui roulent - sur une table avec une nappe et des couverts comme au restaurant, tout est nomal) et les déclare en tant que performances artistiques. Le tout est présenté dans un vidéo commentée par Ben lui-même, le tout étant proprement hilarant. D'ailleurs un monsieur a commencé à rire, puis cela s'est propagé et tout le monde (dont moi) se tapait une barre devant la vidéo, c'était sympathique.
Désolée, je me suis un peu éternisée sur les appropriations, mais j'ai adoré cette salle. Brif, le rez-de-chaussée accueille les oeuvres les plus contemporaines de l'artiste, le tout dans un joyeux bordel : peintures, accumulations, assemblages plastiques ou encore pseudo marionnettes. J'ai adoré "L'art du pauvre", grand assemblage de copies discount d'oeuvres célèbres (le "faux Man Ray" est un fer à repasser, et "l'op art du pauvre" une coupelle métallisée miroitante). Ben s'interroge également sur notre société actuelle, le monde d'aujourd'hui et le temps qui passe.

Que l'on aime ou non le travail de Ben, cette expo nous pousse à réfléchir, à nous poser des questions en ce qui concerne le statut de l'art et la légitimité de certaines oeuvres. Au final, Ben a une approche relativement philosophique, tout en étant ironique et faisant fi des conventions ! 





La richesse : comme je l'ai dit plus haut, l'exposition est très dense et diversifiée, il y a énormément de choses différentes
Les explications : chaque oeuvre a une légende, les différentes démarches et thématiques de Ben sont expliquées à chaque fois. Même si les principes peuvent paraître bizarres, on adhère ou non, mais on comprend ce qu'il a voulu faire.



Pas grand chose, peut être le prix (étant étudiante moins de 26 ans je n'ai payé que 5 euros, mais la place coûte 12 euros en tarif plein). Je pense également qu'il faut essayer d'y aller hors des heures d'affluence sous peine d'éventuelle bousculade.

En somme si vous avez deux heures à perdre je vous conseille vivement d'aller voir cette exposition très instructive, drôle et pas prise de tête pour un sou !




J'espère que cet article vous aura plu et donné envie de faire un tour au Musée Maillol. Si vous êtes déjà allez jeter une mirette là-bas, donnez-moi votre avis !
Sur ce je vous laisse, j'ai l'ensemble des noms du vestiaire japonais à emmagasiner dans ma cervelle pour demain.

La bisette épineuse ❤︎




"Tout est art ? Ben au musée Maillol"
du 14 septembre 2016 ou 15 janvier 2017
Musée Maillol
59-61 Rue de Grenelle, 75007 Paris


Timéo au Casino de Paris



Salutations mes épicéas,

Je vais faire bref dans cette introduction, ce n'est pas forcément la méga grande joie en ce moment, j'ai l'impression que l'atmosphère roubaisienne a pompé toute mon inspiration et mon envie de bloguer. M'enfin quand faut y aller faut y aller, c'est en pratiquant que l'on progresse. Brouf.

Cela faisait un bout de temps que je ne vous avais pas présenté de spectacle, grandes vacances et surtout déménagement obligent. Ben ouais, il m'est désormais impossible de me rendre à Paris en semaine. Au mois de mai dernier, donc ça remonte boudiou, j'avais été invitée à découvrir en avant-première le spectacle Timéo au Casino de Paris, et de rencontrer les artistes. Malheureusement j'étais chez ma grand-mère dans la région lyonnaise à cette période. Cependant, durant les vacances de la Toussaint, j'ai pu aller voir ce spectacle, avec ma maman en plus puisque j'avais deux places. Nous étions hyper bien placées, j'avais l'impression d'être une VIP avec mes billets au nom de "Sapin" (je précise que ce n'est pas mon nom de famille et que par conséquent cela exclu tout risque de lien de parenté avec un certain ministre dégarni).

Il s'agit d'une circomédie musicale, un truc hybride entre une comédie musicale donc et du cirque. Proportionnellement, je pencherai pour 66% comédie musicale et 34% cirque. Je ne sais pas vraiment en fait, puisqu'il y a beaucoup de chansons (normal), que l'histoire se déroule dans un cirque et que par conséquent, il y a des numéros de cirque. Mais je reviendrai sur ce point plus tard. Bref Timéo, ça parle de quoi ? 
Timéo est un lycéen rêvant de devenir artiste de cirque. Seul bémol, il est paraplégique, ce que rend la tâche beaucoup plus ardue qu'elle ne l'ai déjà (et ses parents ne sont pas d'accord aussi hein bien évidemment). De plus il se fait un peu emmerder à l'école par des branquignoles en roller et skate (spoil à la fin ils deviennent gentils) à cause de son fauteuil, ce qui n'aide pas. Par chance, le cirque Diabolo s'installe en ville pour plusieurs semaines. En outre, Mélody Swann, l'idole de Timéo se produit dans le cirque. Il décide donc de s'incruster dans les répétitions okalm. Commence alors une chouette aventure pour Timéo, ponctuée de rencontres avec des circassiens tous plus originaux les uns que les autres et d'une pointe de mystère... Du coup qu'est-ce qu'on en pense de tout ça ?



[Avant toute chose je me permets de faire un aparté. J'affectionne particulièrement les spectacles de cirque, un peu artistiques (style cirque du soleil). J'en ai vu beaucoup, c'est un univers qui me fascine. J'ai donc une expérience de ce point de vu là si je puis-dire.]

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre comme type de spectacle, j'avais un peu oublié ce que j'allais voir pour être honnête. J'avais seulement retenu "cirque", je pensais donc voir vraiment du cirque. Vous l'aurez compris, vous pouvez répondre par la négative. Au début j'ai donc eu peur. Mais vraiment. Cette comédie musicale (puisque c'est ce dont il s'agit) reprend tous les codes du cirque dits classique : le chapiteau, Monsieur Loyal, les clowns, le magicien, etc... de même que les costumes parfois un peu kitschouilles. Mais au final, ce n'est pas tant de mauvais goût que cela. Pendant chaque chanson (ou presque) se déroule un numéro de cirque. Ne vous attendez pas par contre à des prouesses techniques incroyables. Je ne veux pas dire par là que les artistes n'ont aucun mérite, mais mis à part quelques exceptions (genre le contorsionniste masculin), il ne s'agit pas de "vrais" circassiens, mais de chanteurs ou de danseurs. Puis va chanter en faisant des trucs physiques complexes aussi...  Je ne veux pas paraître négative, ce n'est pas mon but. Je veux juste dire qu'il ne faut pas vous attendre à un spectacle de cirque, mais bien à une comédie musicale, autour l'univers du cirque. 

Outre la thématique circassienne, une grande part du spectacle est centrée sur la tolérance et l'acceptation du handicap. C'est vraiment le sujet majeur de l'histoire en fait finalement. Il y a vraiment un point qui m'a marqué dans cette comédie musicale : l'écriture. Les dialogues fourmillent de blagues et de jeux de mots, tellement d'ailleurs que j'ai du en louper pas mal. Et vous savez, j'aime bien lorsque l'on titille et l'on s'amuse avec la langue française. Et tant que l'on est en vrac, cela m'a fait rire que Mikelangelo Loconte fasse partie de la troupe, puisqu'il était l'interprète principal de "Mozart l'Opéra Rock", comédie musicale dont j'étais fan dans ma jeunesse. Enfin au collège. Et oui je connais encore les chansons par coeur si vous vous posez la question. Bref.

En somme ce spectacle, c'est un peu comme les films d'animations pour enfants. Il y a une double lecture. Une lecture primaire pour les enfants, et une plus subtile de part les dialogues pour les adultes. Alors si vous cherchez un spectacle coolos à aller mater  avec vos marmots/cousin-e-s/neveux ou nièces/ au moment de Noël (et si vous voulez mater des beaux-gosses aussi, désolée c'était inapproprié), et bien rendez-vous au Casino de Paris pour voir Timéo !

Sur ce je vous laisse, je me lève aux aurores demain afin de me rendre au Pays Des Gaufres et Cie une fois !



La bisette ❤︎





Expo #20 : Magritte


Rien n'est confus, sauf l'esprit.

René Magritte


Salutos mes sapinietos,

Hum, bon j'avoue, je suis encore pas mal absente sur la blogo. J'ai profité des vacances pour faires du stock d'articles, j'ai donc normalement de quoi tenir jusqu'aux prochaines vacances (que j'attends avec plus qu'impatience). Vous verrez également que j'ai craqué mon slip sur les GIFs, je teste de nouveaux trucs qui me prennent encore plus de temps, (pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer je vous le demande, j'aurais du faire l'ENA en fait). Je suis dans une phase de transition, ou plutôt d'amélioration. Vous m'en direz des nouvelles.

Bien que je ne sois plus à Paris, j'essaie d'y retourner de temps à autre, pour revoir les coupaings bien entendu, mais également pour faire quelques expos. On a beau dire, Lille c'est bien y'a de l'animation tout ça, mais niveau musées la capitale domine (et de toutes façons je ne serai jamais objective en parlant de Paname, ville de mon palpitant). Pendant les vacances, je suis donc allée faire quelques expos avec ma madre, comme au bon vieux temps. Nous nous sommes notamment rendues à Beaubourg pour voir l'exposition consacrée au peintre René Magritte. Et heu comment dire... Pour une fois je ressors franchement mitigée d'une exposition. 










On y trouve quoi ? Uniquement des tableaux du peintre (et une sculpture dans la dernière salle), le tout dans une scénographie extrêmement sobre (murs blancs, tableaux, point.). Je peux comprendre ce parti pris, puisque le but est de mettre les tableaux en valeur, le cœur de l'exposition. On passe simplement de salle en salle, chaque pièce étant consacrée à un thème relativement flou selon moi. 

Je connais très peu l'oeuvre de Magritte, je sais juste qu'il a beaucoup travaillé autour du langage et de l'illusion des images (d'ailleurs le titre de l'exposition est "La trahison des images"). Ajoutons à cela le fait que ce n'était pas ma première exposition de la journée et que j'étais vraiment fatiguée : je n'ai RIEN compris. Enfin pas grand chose, car il y a très très peu d'explications, qui ne sont pas franchement claires. Ouais, je n'ai rien bité à ce que j'ai vu. Et apparemment je ne suis pas la seule, puisque j'ai pu entendre : 

"Les voix du seigneur sont impénétrables, et celles de Magritte aussi" 
- deux mamies

"En fait dans cette expo y'a rien qui est possible" 
- des gamins 

Je sais bien qu'en art, le but n'est pas de tout comprendre, que la peinture de Magritte est poétique, tout ça. Mais pour ma part je suis restée complètement hermétique (c'est fort probable que cela soit en partie du aux facteurs externes cités plus haut, mais n'empêche)






 L'espace : les salles sont aérées et les tableaux assez grands pour être correctement vus, ce qui est un bon point compte tenu de l'affluence.

Et heu, c'est tout.




L'attente : Nous avions pris les billets sur Internet mais il a quand même fallu attendre près d'une heure et demi avant d'entrer dans l'exposition...

La typographie : Je ne sais pas ce qui est passé par la tête du ou de la scénographe, mais la typographie choisie pour introduire chaque salle était tout bonnement illisible, chose relativement gênante (déjà qu'on ne comprenait pas des masses).

Le manque d'explicationsJ'ai déjà parlé de ce problème plus haut, mais je pense que prendre un audio guide est préférable, voire, le top du top, choisir une visite guidée avec une vraie personne spécialisée qui vous explique les trucs en vulgarisant (et à laquelle on peut poser des questions). Mais si vous voulez y aller sans payer plus que le prix de la place (déjà élevé), je vous conseille de vous renseigner avant, en matant par exemple cette vidéo qui explique l'allégorie de la caverne de Platon (théorie autour de laquelle Magritte a travaillé), en lisant Les Mots et les Choses de Foucault (Michel pas Jean-Pierre), ouvrage très important pour le peintre, ou tout simplement en étudiant un peu Magritte avant. 


En somme je suis relativement mitigée sur cette exposition. Beaucoup d'attente pour un truc pas très exceptionnel, à moins d'être un expert sur la vie et l'œuvre de notre ami René. Et aussi il n'y avait pas le tableau du le Monsieur chapeauté avec une pomme devant le faciès (choquée et déçue). Les articles de journaux sont dithyrambiques, mais moi pas. 


Si vous êtes allé(e)s voir cette exposition, n'hésitez pas à me donner votre avis ! C'est rare que je sois vraiment critique, car en général je suis plutôt satisfaite, m'enfin là... J
J'espère néanmoins que cet article vous aura plu. Sur ce je vous laisse, je m'en vais ingurgiter ma soupe puis découper des carrés.


La bisette ❤︎


Magritte, la trahison des images
du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017
Centre Pompidou (Beaubourg)
Place Georges-Pompidou, 75004 Paris

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