Musée
"L'art me fait rire"
Ben Vautier
Yo mes épicéas !
Tout d'abord je tiens à vous remercier pour vos commentaires et vos réactions en ce qui concerne le dernier article. Cela me tenait à coeur et vous me donnez vraiment envie de continuer dans cette voie. Brouf.
En ce petit dimanche, je vous retrouve avec un nouvel article expo. Comme vous avez plus le voir dans le titre, il s'agit de l'exposition "Tout est art ? Ben au musée Maillol". Le musée Maillol est un petit musée situé dans le 7ème arrondissement (métro rue du Bac), récemment rénové, qui accueille en ce moment la rétrospective consacrée à l'artiste Ben. Mais justement, qui c'est ce fameux Ben ?
Benjamin Vautier, aka Ben Vautier, aka Ben est un artiste multifonctions, qui, tel ce cher Renaud, est toujours vivant. Il est né en Italie en 1935, mais est français d'origine suisse. Pendant son enfance, il voyage avec ses parents à droite à gauche à travers l'Europe (la guerre oblige) pour finalement s'installer à Nice à partir de 1949 - ville qui deviendra son fief. Il appartient tour à tour au Nouveau Réalisme, puis au mouvement Fluxus. Son oeuvre très hétéroclite mêle ready-made (comme un successeur de Duchamp), lettrages à l'acrylique, accumulations et même performances. Il aborde des thématiques diverses telles que l'appropriation, l'égo ou encore les signes. Artiste impertinent, ironique voire provocateur, Ben évolue dans cette période charnière pour le monde de l'art, le passage de l'art moderne à l'art contemporain (pour l'anecdote, notons qu'il a quand même appelé ses enfants Éva Cunégonde et François Malabar).
Si vous désirez plus d'infos, vous pouvez vous rendre sur son site Internet - dont le design donnerait envie à un webdesigner de s'arracher tous les veuchs de la caboche jusqu'au dernier - très drôle.
Alors je sais ce que vous pensez peut-être. Vous avez vu la première photo en tête de l'article. Vous reconnaissez cette écriture arrondie, un peu naïve, très reconnaissable. Vous avez peut-être même une trousse, un agenda, un stylo, un rouleau de PQ ou que sais-je avec cette écriture dessus. Tout du moins vous tombez forcément sur cette fameuse écriture blanche sur fond noir lorsque vous allez acheter votre décopatch chez Cultura. J'étais moi-même un peu réticente au début. Mais je vous promets que cette exposition vaut le coup et apporte un nouveau regard beaucoup plus objectif sur l'oeuvre de Ben. Je m'en vais aussitôt vous expliquer pourquoi.
Si vous avez lu la petite biographie ci-dessus, vous aurez peut-être compris que Ben ne s'est pas contenté de ses célèbres lettrages, mais qu'il a exploré bien d'autres choses. L'exposition s'étale sur deux étages, et s'avère être à l'image de l'oeuvre de l'artiste : riche, très dense et hétéroclite. Les oeuvres sont par ordre chronologique et par thématiques (les deux étant liés). Une salle entière est consacrée à ses appropriations, qui ne sont pas sans faire écho aux ready-made de Didier Deschamps Marcel Duchamp. Ben part du principe que tout peut-être art, à partir du moment où ceci est revendiqué comme tel. C'est donc tout naturellement qu'il décide de mettre de l'eau sale, son urine ou encore du vomis (bon pour le vomis on voit juste des photo de l'artiste en train de dégobiller) dans des bocaux et de les déclarer comme oeuvre d'art. Je n'ose même pas imaginer l'odeur qui doit se dégager du pot si on l'ouvre. Bref.
Partant de ce principe, il décide également de réaliser moult performances sur la Promenade des Anglais. Il effectue des actions simples, basiques, quotidiennes, parfois un peu farfelues quand même (il décide de manger au milieu de la route - donc avec des voitures qui roulent - sur une table avec une nappe et des couverts comme au restaurant, tout est nomal) et les déclare en tant que performances artistiques. Le tout est présenté dans un vidéo commentée par Ben lui-même, le tout étant proprement hilarant. D'ailleurs un monsieur a commencé à rire, puis cela s'est propagé et tout le monde (dont moi) se tapait une barre devant la vidéo, c'était sympathique.
Désolée, je me suis un peu éternisée sur les appropriations, mais j'ai adoré cette salle. Brif, le rez-de-chaussée accueille les oeuvres les plus contemporaines de l'artiste, le tout dans un joyeux bordel : peintures, accumulations, assemblages plastiques ou encore pseudo marionnettes. J'ai adoré "L'art du pauvre", grand assemblage de copies discount d'oeuvres célèbres (le "faux Man Ray" est un fer à repasser, et "l'op art du pauvre" une coupelle métallisée miroitante). Ben s'interroge également sur notre société actuelle, le monde d'aujourd'hui et le temps qui passe.
Que l'on aime ou non le travail de Ben, cette expo nous pousse à réfléchir, à nous poser des questions en ce qui concerne le statut de l'art et la légitimité de certaines oeuvres. Au final, Ben a une approche relativement philosophique, tout en étant ironique et faisant fi des conventions !

▲ La richesse : comme je l'ai dit plus haut, l'exposition est très dense et diversifiée, il y a énormément de choses différentes
▲Les explications : chaque oeuvre a une légende, les différentes démarches et thématiques de Ben sont expliquées à chaque fois. Même si les principes peuvent paraître bizarres, on adhère ou non, mais on comprend ce qu'il a voulu faire.
Pas grand chose, peut être le prix (étant étudiante moins de 26 ans je n'ai payé que 5 euros, mais la place coûte 12 euros en tarif plein). Je pense également qu'il faut essayer d'y aller hors des heures d'affluence sous peine d'éventuelle bousculade.
En somme si vous avez deux heures à perdre je vous conseille vivement d'aller voir cette exposition très instructive, drôle et pas prise de tête pour un sou !
En somme si vous avez deux heures à perdre je vous conseille vivement d'aller voir cette exposition très instructive, drôle et pas prise de tête pour un sou !
J'espère que cet article vous aura plu et donné envie de faire un tour au Musée Maillol. Si vous êtes déjà allez jeter une mirette là-bas, donnez-moi votre avis !
Sur ce je vous laisse, j'ai l'ensemble des noms du vestiaire japonais à emmagasiner dans ma cervelle pour demain.
La bisette épineuse ❤︎
"Tout est art ? Ben au musée Maillol"
du 14 septembre 2016 ou 15 janvier 2017
Musée Maillol
59-61 Rue de Grenelle, 75007 Paris
“Rien n'est confus, sauf l'esprit.”
René Magritte
Salutos mes sapinietos,
Hum, bon j'avoue, je suis encore pas mal absente sur la blogo. J'ai profité des vacances pour faires du stock d'articles, j'ai donc normalement de quoi tenir jusqu'aux prochaines vacances (que j'attends avec plus qu'impatience). Vous verrez également que j'ai craqué mon slip sur les GIFs, je teste de nouveaux trucs qui me prennent encore plus de temps, (pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer je vous le demande, j'aurais du faire l'ENA en fait). Je suis dans une phase de transition, ou plutôt d'amélioration. Vous m'en direz des nouvelles.
Bien que je ne sois plus à Paris, j'essaie d'y retourner de temps à autre, pour revoir les coupaings bien entendu, mais également pour faire quelques expos. On a beau dire, Lille c'est bien y'a de l'animation tout ça, mais niveau musées la capitale domine (et de toutes façons je ne serai jamais objective en parlant de Paname, ville de mon palpitant). Pendant les vacances, je suis donc allée faire quelques expos avec ma madre, comme au bon vieux temps. Nous nous sommes notamment rendues à Beaubourg pour voir l'exposition consacrée au peintre René Magritte. Et heu comment dire... Pour une fois je ressors franchement mitigée d'une exposition.
Je connais très peu l'oeuvre de Magritte, je sais juste qu'il a beaucoup travaillé autour du langage et de l'illusion des images (d'ailleurs le titre de l'exposition est "La trahison des images"). Ajoutons à cela le fait que ce n'était pas ma première exposition de la journée et que j'étais vraiment fatiguée : je n'ai RIEN compris. Enfin pas grand chose, car il y a très très peu d'explications, qui ne sont pas franchement claires. Ouais, je n'ai rien bité à ce que j'ai vu. Et apparemment je ne suis pas la seule, puisque j'ai pu entendre :
"Les voix du seigneur sont impénétrables, et celles de Magritte aussi"
- deux mamies
"En fait dans cette expo y'a rien qui est possible"
- des gamins
Je sais bien qu'en art, le but n'est pas de tout comprendre, que la peinture de Magritte est poétique, tout ça. Mais pour ma part je suis restée complètement hermétique (c'est fort probable que cela soit en partie du aux facteurs externes cités plus haut, mais n'empêche).
L'espace : les salles sont aérées et les tableaux assez grands pour être correctement vus, ce qui est un bon point compte tenu de l'affluence.
Et heu, c'est tout.
L'attente : Nous avions pris les billets sur Internet mais il a quand même fallu attendre près d'une heure et demi avant d'entrer dans l'exposition...
La typographie : Je ne sais pas ce qui est passé par la tête du ou de la scénographe, mais la typographie choisie pour introduire chaque salle était tout bonnement illisible, chose relativement gênante (déjà qu'on ne comprenait pas des masses).
Le manque d'explications : J'ai déjà parlé de ce problème plus haut, mais je pense que prendre un audio guide est préférable, voire, le top du top, choisir une visite guidée avec une vraie personne spécialisée qui vous explique les trucs en vulgarisant (et à laquelle on peut poser des questions). Mais si vous voulez y aller sans payer plus que le prix de la place (déjà élevé), je vous conseille de vous renseigner avant, en matant par exemple cette vidéo qui explique l'allégorie de la caverne de Platon (théorie autour de laquelle Magritte a travaillé), en lisant Les Mots et les Choses de Foucault (Michel pas Jean-Pierre), ouvrage très important pour le peintre, ou tout simplement en étudiant un peu Magritte avant.
En somme je suis relativement mitigée sur cette exposition. Beaucoup d'attente pour un truc pas très exceptionnel, à moins d'être un expert sur la vie et l'œuvre de notre ami René. Et aussi il n'y avait pas le tableau du le Monsieur chapeauté avec une pomme devant le faciès (choquée et déçue). Les articles de journaux sont dithyrambiques, mais moi pas.
La bisette ❤︎
Magritte, la trahison des images
du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017
Centre Pompidou (Beaubourg)
Place Georges-Pompidou, 75004 Paris
*je vous préviens d’avance, cet article contient beaucoup trop de superlatifs et d’ironie*
*et non je ne suis pas sponsorisée par le musée*
Oyé oyé mes sapinettes cendrées,
Bon j’ai officiellement repris les cours, et pour ne rien vous cacher cela commence fort. Dix heures en classe dès le lundi ça pique un peu après plus de trois mois de vacances. En même temps j’ai eu le bonne idée de prendre allemand LV2 en option facultative. La raison officielle, c’est parce que j’envisage de me casser chez nos compatriotes germaniques. La raison officieuse, c’est parce que je voulais avoir bonne conscience et que les-dits compatriotes sont ma foi pas laids, alors si j’en croise un, autant mettre toutes les chances de mon côté.
M’enfin, aujourd’hui n’est pas le jour pour vous parler du pays de la Choucroute & Cie mais bien du pays du Chorizo & Cie. Vous me direz on reste dans le thème de la saucisse. On retourne donc une dernière fois à Barcelone (pour cette année en tous cas) pour aborder la question des musées, puisque il s’agit d’un sujet que j’ai élagué, en toute connaissance de cause. Cet article va se focaliser sur un musée en particulier (ouais il faut bien que j’enrichisse ma rubrique) mais à la fin j'évoque brièvement quelques uns des autres musées barcelonais.
Après cette introduction aussi longue que la détente de l’abatti de Tony Yoka, je m’en vais donc vous narrer la beauté du Musée National d’Art de la Catalogne, aka le MNAC pour les intimes.
L’extérieur du musée est un incontournable de Barcelone, à voir absolument si vous passez dans le coin (c’est à rajouter dans la liste « kékonfait de gratos »). Il faudra vous armer de courage et de vos muscles fessiers pour atteindre le bâtiment, mais cela vaut le coup. Cependant, avant de grimper, profitez de la vue en bas, avec toutes ces fontaines et ces marches, au dessus desquelles le musée trône fièrement. Si le MNAC était une personne, il s’agirait sans doute d’une diva. Genre Maria Carey. Si vous avez vraiment la flemmasse, restez en bas. Mais croyez moi vous allez louper des trucs. Une fois en haut admirez la ville en contrebas. Vous n’aurez pas fait ces efforts pour rien.
L’intérieur du MNAC est tout aussi discret et minimaliste que l’extérieur. En fait j’ai été pas mal surprise de l’intérieur, que j’imaginais moins grandiose. La hauteur de plafond est immense, environ dix fois la taille de Tony Yoka. Le dit-plafond comportant de multiples coupoles, sobrement décorées de scènes à caractère biblique voire mythologique. J’avoue n’avoir pas pu distinguer très clairement qui étaient les petits bonshommes peints. Cependant l’ensemble n’est pas sombre ou glauque du tout. Au contraire. On trouve aussi des lampadaires très Nadine de Rothschild. clairement il ne s’agit pas du modèle NOT à 9,99€ provenant du célèbre géant suédois. Bref, tout ça pour dire qu’il faut rentrer jeter une mirette, parce que tout de même, c’est pas mal coquet.
Le prix d'entrée, sauf exception (genre si vous êtes plus très jeune ou justement très jeune) est de 12€. Et c'est gratos le samedi à partir de 15h. Donc très clairement vous savez quand venir ! Pour plus d'infos c'est ici que cela se passe.
Et du coup, au niveau des collections kékya que trouve-t-on ? Des statues, des peintures, des meubles, de la mosaïque... Un peu deux tout, tant que c'est catalan. Au rez-de-chaussée vous trouverez tout ce qui relève du Moyen-Âge et de la Renaissance. Dans la partie supérieure, on retrouve toute une partie consacrée à l'art moderne, avec notamment des meubles de Gaudi (encore lui). Comme je l'ai dit trois lignes plus haut, la collection est très variée, puisqu'il y a aussi des affiches de propagandes ou encore des photos faisant un peu penser à un porno à tendance pas très catholique (ça contraste avec les coupoles du plafond). De temps à autres il y a également des expositions temporaires, vous avez juste à vous renseigner.
Le prix d'entrée, sauf exception (genre si vous êtes plus très jeune ou justement très jeune) est de 12€. Et c'est gratos le samedi à partir de 15h. Donc très clairement vous savez quand venir ! Pour plus d'infos c'est ici que cela se passe.
En somme, le MNAC c’est un peu le musée de la piscine (Roubaix City rpz) catalan avec un bâtiment de dingue et une collection d’oeuvres hétéroclites.
Mais à Barcelone on trouve également :
- le MACBA avec ses expositions un peu étranges d'art contemporain
- la fondation Antoni Tapiès avec les oeuvres de Tapiès (ben oui) donc la signification reste très obscure malgré l'audio-guide
- le musée Picasso avec les débuts très prometteurs du jeune Pablo et las Meninas de Velasquez revisitées de façons diverses et variées
- la fondation Joan Miró toute blanche et graphique, beaucoup trop cool pour être omise
Après cet article je songe utiliser le Tony Yoka comme nouvelle unité de mesure. Sur ce je vous laisse, j'ai du tissu à teindre et à tisser.
Las bisettas ❤︎
Oyé oyé mes braves conifères !
Cette semaine est une semaine lyonnaise ! Oui c'était la petite surprise du jour. En réalité j'avais juste oublié de vous prévenir. Il y a deux semaines, je suis partie chez ma grand-mère, qui n'habite pas très loin de Lyon. Du coup j'en profite pour faire un semblant de semaine spéciale. Après tout j'ai le temps de me consacrer entièrement au blog maintenant. Quoi que j'avoue avoir toujours quatre-cent tonnes de choses à faire (beaucoup pour le blog). Au moins je ne m'ennuie pas. En passant ceci est mon 200ème article (faites péter le Dom Pé).
Lyon est une ville très riche, avec pas mal de choses à voir. Dont des murs peints. En effet, au détour d'un coin de rue si vous êtes attentifs à ce qui vous entoure, vous pouvez tomber sur d'immenses fresques murales. Il y en a un peu partout dans la ville, les plus célèbres étant les trompe-l'oeil du Vieux Lyon. Mais il y en a aussi moult quantité dans le quartier des États-Unis, dans le 8ème arrondissement. Pour être plus précise, on trouve une série de 25 fresques, composant le musée urbain Tony Garnier. Quoi un musée en plein air ? Eh ben ouaip ! Et ça c'est vachement cool car gratuit, ce qui permet l'accessibilité à la culture à tout le monde ! D'autant plus qu'il a été distingué par l'UNESCO en 1991.
Ci-dessous vous pourrez voir un plan du quartier avec un petit parcours indiquant tous les murs à voir dans le coin. Si vous ne voyez voyez pas 25 points sur le plan c'est normal, puisque certaines fresques se situent au même coin de rue. Il y a également un petit panneau indicatif à chaque fois pour indiquer de quoi il s'agit. Donc si vous n'avez pas de guide, ce n'est point grave du tout. Comptez environ deux heures pour cette petite balade. C'est parfait pour tous les âges : avec des gosses comme ça ils s'amusent à chercher les murs et avec des adultes pour admirer et apprendre des trucs.
Les fresques réalisées sont sur le thème utopique de "La cité idéale". Une série représente les schémas et croquis de l'architecte Tony Garnier, et l'autre représente les cités idéales de différents pays. Ma grand-mère m'ayant prêté son guide, je vais pouvoir vous faire un petit descriptif des deux parties façon guide touristique. Lisez donc le reste de l'article avec la voix de Stéphane Bern, histoire de donner un peu de sérieux et de profondeur à mes propos.

Les fresques consacrées à Tony Garnier, architecte urbaniste du XXème siècle, sont majoritaires. Onze de ces peintures sont des reproductions géantes des croquis de sa "Cité Industrielle". Cette cité idéale est très avant-gardiste pour l'époque, et devient une référence majeure dans l'architecture du XXème siècle. Pour vous expliquer grosse merdo le délire, Tony (appelons-le par son petit prénom) a divisé la ville en différentes zones, séparants les habitations, les loisirs, la santé et l'industrie. Le tout baigné de verdure, d'espace, de lumière et d'ergonomie. On peut donc observer l'agencement globale de cette ville fictive, mais aussi avoir des zooms sur l'école, les habitations ou encore la gare. Tout est très précis, à tel point que l'on peut visualiser mentalement la cité. On trouve également quatre fresques consacrées aux Grands Travaux de la ville de Lyon. Garnier (Fruictis) était très pote avec Édouard Herriot, le maire de l'époque. Ce dernier l'a donc embauché pour réaménager entre autres les abattoirs et le stade de Gerland. Et ouais, il était chaud Tony.
Dans le musée se trouvent également six fresques sur les cités idéales du monde : l'Égypte, l'Inde, le Mexique, la Côte d'Ivoire, les États-Unis et la Russie. Au début du parcours, il y a également deux fresques consacrées à des villes : Shanghaï et Québec. Chaque mur est peint par un artiste différent, d'une origine différente, avec une symbolique particulière à chaque pays. Par exemple, la cité idéale égyptienne est représentée par trois portes, la porte des Arts, la porte du Temps et la porte de la Vie, toutes recouvertes de hiéroglyphes aux airs de circuits imprimés, pour représenter les nouvelles technologies.
Si jamais les murs peints de Lyon vous intéressent, je vous conseille ce petit guide très bien fait (il s'agit de celui que nous avons utilisé avec ma grand-mère).
J'espère que cet article vous aura donné envie de tester faire un petit tour dans le 69 (j'ai tellement de blagues grivoises qui me viennent à l'esprit les gars). Je vous donne rendez-vous en fin de semaine pour un look suivi d'un tuto pour se remplir la panse (d'une recette quoi). Sur ce je vous laisse, je m'en vais m'entraîner à parler sous ma douche pour mes futures vidéos (n'essayez pas de comprendre).
La bisette ❤︎
Hey hey mes sapinettes !
Vous ne rêvez pas, nous sommes mercredi et un article est en ligne ! J'ai décidé d'essayer de publier un peu plus régulièrement, d'une parce que je commence à avoir des articles en stock et pas mal d'idées, et de deux parce que j'ai un tout petit peu plus de temps, du coup j'en profite. Comme je vous l'ai dit dans le dernier article, j'ai décidé de lancer une nouvelle sous-catégorie "Visite au musée" (je n'ai pas trouvé de meilleur titre, si vous avez des idées je suis preneuse). En gros je vous présenterai des musées plus ou moins connus et pas forcément parisiens. Cela me permettra d'avoir un peu plus d'articles "culture" et d'être valables sur le long terme.
Pour bien ouvrir cette rubrique, je vais vous parler de La Piscine, ou musée de La Piscine qui se situe à Roubaix. Oui, Roubaix ça n'a pas l'air très bandant. Mais croyez-moi ce musée est juste dingue, j'avais envie d'y camper mais cela s'est avéré un peu compliqué.
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